Pffffut le boulot...
Il y a des jours où j'en ai marre.
Partir à cause d’un intitulé de poste, ça serait complètement idiot et très orgueilleux. La plupart du temps, ce que je fais me plait. Mais mon intitulé de poste m'irrite, régulièrement, à chaque fois qu'on me le rappelle. Je ne supporte plus le décalage entre ce "titre", si important ici, et ce que je fais.
Ce matin, encore, on m’a dit « hors de question que tu te gares dans le parking, tu ne peux plus le faire, le DG ne veut plus de secrétaire là-bas ! Il ne veut que des cadres ! »
Mon intitulé de poste et ce que je fais ne correspondent pas. Mais ce que je suis pour la plupart ici, c’est l’intitulé de poste.
Secrétaire. Même pas assistante. Secrétaire. La secrétaire n’est pas cadre ici. Ici, la secrétaire n’a aucune autonomie, elle fait ce qu’on lui dit de faire. La secrétaire tape des courriers (qu’on lui dicte bien sûr), répond au téléphone, filtre les appels de son chef. Tout ce que je ne fais pas.
Secrétaire. Parce que pour la moitié de mon temps, je suis sensée assister le DAF. Il n’a pas besoin de secrétaire, c’était clair à l’embauche. Mais mon intitulé de poste c’est secrétaire. Pas d’autres possibilités dans la structure rigide de cette entreprise.
Et l’autre moitié de mon poste, c’est plutôt assistante juridique. Mon boulot pourrait être intéressant. Et il l’est quand je m’y investis en fermant les yeux sur l’inutilité de mon investissement. Mon supérieur me responsabilise, me met un peu la pression aussi, en disant que s’il y a une merde ce sera de ma responsabilité, que je suis la garante du respect de la légalité.
Pour lui, qui signe les délibérations que je transmets au contrôle de la légalité sans les lire, je contrôle, je bloque, je suis responsable.
Mais on me dit de m’écraser quand je souligne qu’ici ou là, il y a un risque, on me dit de m’écraser si je rappelle qu’il y a des procédures juridiques à respecter. Ces jours-là aussi, je ne suis qu’une secrétaire, comme ce matin.
A la prochaine question, je vais leur répondre, « ah bah non, j’ai pas fait, on ne m’a pas dit de faire, je suis secrétaire. » « Ah bah non, j’ai pas pris les devants, je suis une secrétaire. » « Non, je n’ai pas vérifié si on avait le droit, j’exécute, c’est tout. »
Ce matin, j’en ai marre.
Les jours comme aujourd’hui où on me rappele que je ne suis qu’une secrétaire, j’agis en secrétaire.
Alors, je vais partir tôt ce soir. Plus tôt que l’heure. DE toutes façons, il fallait que je le fasse, il faut que j'emmene p'tit père chez le medecin.
Les cadres font cinq minutes de plus s’ils le veulent, les "secrétaires" comme moi ont le manteau sur le dos cinq minutes avant l’heure.
Ca fait du bien de raler.
Et pourtant j'ai de la chance et j'en suis consciente.
J’ai un boulot, et par les temps qui courent c’est déjà pas mal. Un boulot très bien payé je trouve, pour une « secrétaire ». Un boulot que me permet de vivre avec mon fils, et si son père arrête de payer le peu de pension qu'il paye, je m'en sortirai quand même. Un boulot à horaires fixes, avec des RTT et plein de congés. Un boulot avec le sport à 5 minutes pour le midi et mon chéri à l'étage en dessous.
Mais j'avais besoin de râler. Je me suis levée du mauvais pied ce matin.
14h : Je ne sais pas ce que je fais là. J'aurais mieux fait de prendre ma journée. J'aurais emmené p'tit père chez le medecin dès ce matin et on aurait passé la journée tranquillement ensemble. Ca lui aurait fait du bien aussi.
Partir à cause d’un intitulé de poste, ça serait complètement idiot et très orgueilleux. La plupart du temps, ce que je fais me plait. Mais mon intitulé de poste m'irrite, régulièrement, à chaque fois qu'on me le rappelle. Je ne supporte plus le décalage entre ce "titre", si important ici, et ce que je fais.
Ce matin, encore, on m’a dit « hors de question que tu te gares dans le parking, tu ne peux plus le faire, le DG ne veut plus de secrétaire là-bas ! Il ne veut que des cadres ! »
Mon intitulé de poste et ce que je fais ne correspondent pas. Mais ce que je suis pour la plupart ici, c’est l’intitulé de poste.
Secrétaire. Même pas assistante. Secrétaire. La secrétaire n’est pas cadre ici. Ici, la secrétaire n’a aucune autonomie, elle fait ce qu’on lui dit de faire. La secrétaire tape des courriers (qu’on lui dicte bien sûr), répond au téléphone, filtre les appels de son chef. Tout ce que je ne fais pas.
Secrétaire. Parce que pour la moitié de mon temps, je suis sensée assister le DAF. Il n’a pas besoin de secrétaire, c’était clair à l’embauche. Mais mon intitulé de poste c’est secrétaire. Pas d’autres possibilités dans la structure rigide de cette entreprise.
Et l’autre moitié de mon poste, c’est plutôt assistante juridique. Mon boulot pourrait être intéressant. Et il l’est quand je m’y investis en fermant les yeux sur l’inutilité de mon investissement. Mon supérieur me responsabilise, me met un peu la pression aussi, en disant que s’il y a une merde ce sera de ma responsabilité, que je suis la garante du respect de la légalité.
Pour lui, qui signe les délibérations que je transmets au contrôle de la légalité sans les lire, je contrôle, je bloque, je suis responsable.
Mais on me dit de m’écraser quand je souligne qu’ici ou là, il y a un risque, on me dit de m’écraser si je rappelle qu’il y a des procédures juridiques à respecter. Ces jours-là aussi, je ne suis qu’une secrétaire, comme ce matin.
A la prochaine question, je vais leur répondre, « ah bah non, j’ai pas fait, on ne m’a pas dit de faire, je suis secrétaire. » « Ah bah non, j’ai pas pris les devants, je suis une secrétaire. » « Non, je n’ai pas vérifié si on avait le droit, j’exécute, c’est tout. »
Ce matin, j’en ai marre.
Les jours comme aujourd’hui où on me rappele que je ne suis qu’une secrétaire, j’agis en secrétaire.
Alors, je vais partir tôt ce soir. Plus tôt que l’heure. DE toutes façons, il fallait que je le fasse, il faut que j'emmene p'tit père chez le medecin.
Les cadres font cinq minutes de plus s’ils le veulent, les "secrétaires" comme moi ont le manteau sur le dos cinq minutes avant l’heure.
Ca fait du bien de raler.
Et pourtant j'ai de la chance et j'en suis consciente.
J’ai un boulot, et par les temps qui courent c’est déjà pas mal. Un boulot très bien payé je trouve, pour une « secrétaire ». Un boulot que me permet de vivre avec mon fils, et si son père arrête de payer le peu de pension qu'il paye, je m'en sortirai quand même. Un boulot à horaires fixes, avec des RTT et plein de congés. Un boulot avec le sport à 5 minutes pour le midi et mon chéri à l'étage en dessous.
Mais j'avais besoin de râler. Je me suis levée du mauvais pied ce matin.
14h : Je ne sais pas ce que je fais là. J'aurais mieux fait de prendre ma journée. J'aurais emmené p'tit père chez le medecin dès ce matin et on aurait passé la journée tranquillement ensemble. Ca lui aurait fait du bien aussi.
3 Comments:
vas-y ! râle, ça soulage...
Oui, ce que ca fait du bien !!!!
Le plus important est d'avoir ton chéri à l'étage du dessous.
Là c'est ton bonheur...
D'avoir un travail intéressant, bien payé, que tu fais bien et qui te permet l'autonomie financière pour ton fils et toi.
Là, c'est ta fierté. C'est cela que je retiens...
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