dimanche, mars 04, 2007

4 mars

P'tit père a 5 ans. Il grandit. Il est revenu de vacances, capable pour la première fois de me raconter. La montagne, l’école de ski le matin (après le petit déjeuner et les dessins animés), la médaille (de souris, c’est mieux que l’ours m’explique-t-il) mamie, son ami et les deux chiens.

A son retour, ventoline et bécotide, pour la première fois depuis le divorce (allergie ? malaise ?).

A mon tour, une semaine de vacances avec lui. A la maison. Fêter son anniversaire avec ses grands-parents et recommencer avec les enfants.

Rencontre avec mes parents. Rencontre pour toi, mais pour moi aussi.

Retrouvailles avec ma mère. Ou rencontre, je ne sais pas. On a su se parler, du présent, comprendre un peu mieux.

Vacances bizarres. Sans se voir. Ou si peu.

Et puis, un week-end à deux pour te retrouver, tu me manquais.

Tajine hier soir, et on a parlé, parlé, j’adore t’écouter, raconter, m’expliquer la musique, son histoire, la politique, ta vision des choses. Et j’ai le droit d’avoir une opinion différente. Tu m’écoutes.

Ca fait un an. Déjà.

Je n’ai pas vu passer le temps. On a tant à faire encore, j'ai tant à découvrir, de toi, avec toi.

Parfois j’ai peur. Que tu ne me voies plus, que tu n’aies plus envie, qu'on s'éteigne. Mais non, le désir est toujours présent.

J’ai envie de plus, parfois, de plus en plus. C’est lourd parfois, ce manque de toi, être tout le temps en transit, te quitter, rentrer... Mais peut-être est-ce aussi ce qui nous maintient éveillés...

Un an.
Je me revois, fébrile, ce lundi matin-là tant attendu. Je me revois,
toute cette première semaine-une éternité- à t’écrire au bureau, à mille lieux du boulot, à peser mes mots, effacer, réécrire, vibrer. Je me revois, la nuit, à m'enivrer de ta musique et écrire encore, et finalement tout te donner le matin, tôt, au bureau. Je me revois rallumer toutes les nuits, m'interroger, m'inquiéter, jusqu’à ce premier dimanche soir, 18h...

Je te revois m’ouvrir la porte et m’attirer dans tes bras, enfin…

7 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Je vous comprends, souffrir du manque de l'être aimé. Parfois c'est viscéral, comme une boule qui se met au fond de l'estomac et parfois, il y a même des larmes qui coulent. La passion sans doute?

J'ai aimé lire vos mots concernant votre maman. Vous avez pu parler avec elle, je me souviens d'un précédent post chez vous qui m'avez beaucoup ému. Le temps avance et les mots se se sont liés pour arriver jusqu'à elle.
Je suis heureuse pour vous. Amitiés

8:00 PM, mars 05, 2007  
Blogger Cergie said...

Le désir... Il faudrait toujours savoir se souvenir de ces instants et essayer de les recréer
Ces instants d'attente qui rendent les moments ensemble si beaux
Le plaisir de retrouver son enfant, de retrouver sa mère... enfin
("La maison", est ce la maison de ta mère ?)
C'est beau de savoir être heureuse de tous ces instants là tant attendus et de ne pas se lasser de les attendre et de les espérer


Et les premières fois, oh les premières fois !

7:20 PM, mars 08, 2007  
Blogger Second Souffle said...

Merci Delphinium !

Cergie, "La maison", c'est chez moi. Ma mère est venue quelques jours pendant ma semaine de vacances avec mon fils.

Oui, les premières fois .. Mais la suite aussi...

9:23 PM, mars 08, 2007  
Blogger Gregory Sey said...

Je t'imagine en train d'écrire ta note et je l'imagine en train de la lire.
C'est beau

12:15 PM, mars 09, 2007  
Blogger Second Souffle said...

Les mots me manquent souvent pour dire mon coeur qui exlose...

10:20 AM, mars 13, 2007  
Anonymous Anonyme said...

Puis je en douce poser ici une larmichette et un petit sourire en même temps?

3:20 PM, mars 29, 2007  
Blogger Second Souffle said...

Oui, oui, tu peux...

11:02 PM, mars 29, 2007  

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