On a vu la sculpture temporaire d’Ernesto Neto au Panthéon, cette œuvre anthropomorphique improbable qui donne un côté irréel à ce bâtiment, une petite touche de folie ou de rêve dans les murs épais et froids du temple des grands hommes.
Des masses de polystyrène et de sable pesant au bout de formes aériennes de tulle et de lycra , enchevêtrées les unes dans les autres pour finalement ne tenir que par peu de points tout là haut dans la coupole . De l’entrée, oui, on se rend compte, que la sculpture peut représenter les membres, le cerveau, le cœur du Leviathan Thot. Et pourtant, je me suis promenée dans cette forêt blanche, un peu fantasmagorique, et j’ai oublié le monstre. Le poids du sable et la rugosité du tulle contrebalancés par la douceur du lycra, la légèreté du polystyrène, me donnaient une impression d’irréalité. Et le cœur de la sculpture, suspendu au dessus et autour du pendule de Foucault, le cœur du monstre, voile si léger et aérien, qui irriguait le reste de la sculpture de son rose pastel si doux, semblait réchauffer le bâtiment.C'est jusqu'au 31 décembre au Panthéon.
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