C’est la fin de cette période précieuse, riche, douce, harmonieuse. Le début d’une autre, de quatre mois difficiles, qui me font peur. Je voudrais faire pause, ou avance rapide, mais j’ai pas envie de ces quatre mois où je sais que le boulot va prendre une part que je lui ai toujours refusée. Comment vais-je tout concilier ? Je me déteste dans ces périodes où mon stress prend le dessus où je ne suis pas assez attentive aux autres, où je n’ai pas de temps la journée pour eux… Et le soir, arriverai-je à me libérer l’esprit pour être à l’écoute de mon fils ? Et toi, quelle part va-t-il donc te rester ? Plus un week-end à deux avant janvier…
Tant de mots me sont venus ces dernières semaines, tant de textes écrits mentalement. Tout ce qu’on a fait, tout ce qu’on s’est dit, tout ce que j’ai ressenti.
Angoisse hier soir...
Angoisse hier à l’idée de te quitter ce matin. Pas envie de ces quatre mois sans temps pour nous deux …
Inquiète à l’idée de retrouver mon fils après trois semaines sans savoir vraiment comment ça allait, inquiète pour ces retrouvailles expédiées à l’entrée de l’école.
Peur de voir mon ex.
Angoisse à cause du boulot, panique ; le mois de septembre déjà trop entamé, les échéances qui se précipitent, tout le monde s’en fout pour le moment, ça sera différent si je me plante…
Et tu m’as prise dans tes bras, je m’y suis blottie, réfugiée, accrochée, cachée, rassurée. J’aurais voulu me fondre en toi.
Et puis on a parlé, parlé, parlé encore, refait l’amour encore, et reparlé, parlé, parlé encore…
Moi qui avait peur que quelques semaines de vie à deux ne tue notre désir, moi qui avait peur que l’on se lasse…
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