mercredi, juillet 22, 2009

Interrogations

Que se passe-t-il ? Pourquoi mon petit bonhomme demande-t-il à m’appeler tout le temps ? N’est-il vraiment pas bien là-bas ? Je ne peux pas savoir et je ne peux rien faire.
Je DETESTE entendre sa petite voix tremblotante me dire que je lui manque, que ca fait longtemps déjà qu’il est là-bas. Alors qu’il n’attendait que ça ! Il était content, impatient d’y aller.

Et puis il y a ces questions, ce doute.
Les questions sur le futur. Mais sur le passé aussi.
Finalement peut-être que je n’ai pas lu l’histoire avec le bon dictionnaire. Mais après réflexion, est-ce que c’est grave ?
Il va falloir que je sois patiente. Je saurai. Mais plus tard

dimanche, juillet 19, 2009

Retrouvailles

Je suis contente.
Après des mois d'attente. Après des mois d'explications, de discussion, de partage, de réponse aux questionx.
C'était super.
Ca me dynamise. Ca me donne envie de poursuivre.
C'était génial de voir leur enthousiasme, de les voir redescendre doucement, détendues, un sourire complice jusqu'aux oreilles, de les écouter partager ce qu'elles avaient ressenti, de voir leur bien-être, de constater les effets sur elles, aussi forts que sur moi.
Quant à A, elle était tellement convaincue qu'elle avait pris sa décision avant même de voir, de toucher, de tester.

C'était super aussi de partager ça avec mon frère, cette joie, cette complicité.
On se retrouve. On s'était perdus pendant quelques années, on s'est retrouvés.
Je suis fière de lui, de l'adulte qu'il est devenu, je suis fière qu'il soit mon frère, je suis fière d'être sa soeur.
C'était bien, ce repas sur la terrasse en tête à tête, ces trois heures à deux. Ca faisait des années (15 peut-être?) qu'on n'avait pas passé du temps rien qu'à deux. Je suis heureuse d'avoir partagé cette après-midi, ces moments forts avec lui.

vendredi, juillet 17, 2009

Ca me titille.
Depuis quelques temps.
Revenir ici.
Pour me souvenir souvent, me soulager parfois.
Comme si les choses prenaient tout leur sens une fois écrites.
Le temps file et m'échappe, ce que je vis aussi. Comme si écrire les retenait.

Alors je rouvre cette page, je cherche mon mot de passe (je cherche toujours mes mots de passe) et je m'aperçois que ca fait déjà presque un an. Et que ces petits caillous laissés derrière moi me manquent pour retracer le chemin parcouru.

samedi, octobre 18, 2008

Profiter de chaque jour où ca va, de chaque sourire, chaque câlin. Recharger les batteries.
Mamounet, maman jolie, il me sort plein de nouveaux surnoms en faisant les câlins. Enormes les câlins en ce moment.
Pour la première fois cette semaine, il a voulu entrer seul à la garderie, s’inscrire seul, se débrouiller comme les autres grands. Il m’a dit, non, non, toi tu restes là, j’y vais seul. Je l’ai laissé mais il n’a pas réussi à ouvrir la porte. Je lui ai montré comment ouvrir et le lendemain matin il s’est débrouillé comme un chef !
A la boulangerie, il veut acheter le pain seul. Je lui donne l’argent et je reste à l’extérieur de la boulangerie. Il est tout fier d’acheter sa baguette comme un grand.
Il grandit. Il fait plein de progrès. Il se débrouille mieux en écriture, il commence à déchiffrer des mots simples inconnus qu’il n’a pas vus à l’école. La rééducation l’aide mais il ne s’en contente pas, il s’entraîne. Parfois, il fait quelques lignes d’écritures de plus que ce que la maîtresse a demandé.
Et en plus de tout ça, en même temps, il faut qu’il apprenne à vivre avec l’absence de son père. Alors, par moments, lorsque malgré ses efforts pour y arriver, pour que tout se passe bien, il n’y arrive pas, il craque.
Il était rentré de l’école, tout fier, hier soir : 11 bons points. Je le sentais fier et soulagé aussi. Enfin, il aura avoir droit à sa première image ! Une semaine pleine d’efforts. Il avait décidé d’apprendre à ne pas répondre à sa nouvelle petite voisine de classe lorsqu’elle bavarde et lui faire signe chut pour lui rappeler qu’on n’a pas le droit de parler. Et ca a payé en bons points. Il était content en rentrant hier soir. Et puis dans le jeu, ca ne s’est pas passé comme il l’a voulu alors c’est comme si toutes les frustrations de la semaine ressortaient dans un accès de violence et dans ces cas là, il ne se contrôle plus et je n’arrive pas à l’aider.
Et une fois la violence sortie, il pleure. Il dit qu’il ne sait pas pourquoi il s’est fait mal, il ne sait pas ce qui s’est passé dans sa tête, c’est plus fort que lui. Après ça il est lessivé et moi aussi.

Alors on va profiter des moments de bonheur pour mieux affronter les crises.

vendredi, octobre 17, 2008

Tu dis quoi toi quand on te demande si ça va ? Oui, oui, ça roule ?
Oui, oui, ça roule c’est ce que je dis. Et p’tit père? Oui, oui, ça roule aussi. Tout roule.
La vérité est bien trop compliquée à expliquer.
Ca va ? oui, non, bof, mais finalement non.
Qu'est-ce que je pourrais dire ? Que ca allait, mais ca ne va plus ? Que je m’attendais au pire à la rentrée et que le pire n’est pas venu, au contraire, alors j’ai relâché ma surveillance alors quand la crise est arrivée, je me la suis prise de face, je ne l’ai pas vue venir, je n’étais pas prête.
Quand il va mal, la cocotte minute monte en pression, je le vois, je le sens, j'essaye d'intervenir et ca ne sert à rien. Parfois même, ma tentative pour la désarmorcer suffit à la faire exploser.
Je gère le quotidien et les crises, j'essaye de l'aider, j’essaye, de mon mieux, mais parfois c’est pas suffisant. Je me sens impuissante, inutile, inefficace, insuffisante.
Alors parfois, une fois toute seule, la grosse boule au fond de ma gorge éclate, j'évacue.

lundi, juin 30, 2008

Mode en guerre off

Mode en guerre Off
Mode angoissée éteint

C’était jeudi 26 juin 2008.
Je me sens bien.
Je n’ai plus cette pierre dans le ventre, cette boule dans la gorge et cet étau autour de la poitrine.
9 mois d’angoisse, et d’insomnie.
9 mois de bataille.
Mais pas pour rien.

Pour la première fois depuis 3 ans, je suis d’accord avec la proposition commune faite au juge.
Pour la première fois depuis 3 ans, je dis "oui je suis d’accord" en pensant vraiment, "oui je suis d’accord".
Pour la première fois depuis 3 ans, je pense que c’est la meilleure solution qui a été prise.
Pour la première fois depuis 3 ans, je pense que le mode de garde sera source d’équilibre et de stabilité pour p’tit père.

Son père a choisi de partir. Loin.
Bien sûr, l’idéal pour p’tit père aurait été qu’il ne parte pas. Mais il a choisi et il fallait trouver une organisation qui permette à p’tit père de voir son père sans accumuler trop de fatigue, trop de déplacements à la veille de son entrée en CP.

P’tit père verra moins son père mais peut-être qu’il s’en occupera vraiment quand ils se verront, peut-être qu’il cessera de déléguer, peut-être que ce sera vraiment du temps de qualité partagé à deux.
P’tit père va gagner en stabilité. Enfin ! Terminés les changements de maison tous les trois jours ! Il va enfin pouvoir se poser.

Son père est parti. Les conflits partent avec lui.

Soupir… (de soulagement, de bien-être…)

mardi, janvier 15, 2008

Questions d'avenir

Je n’écris plus parce qu’en fait à part dire je suis inquiète, je n’ai rien à dire. Ca me ronge. Ca tourne dans ma tête en tache de fond 24h/24 depuis novembre.

J’attends la décision de nouveau changement de vie de mon ex(qui change d’avis tout le temps) pour pouvoir enfin agir et essayer de rendre sa décision la moins difficile pour mon fils.

Un jour il part à Nantes, un autre à Vannes, un jour seul, un jour accompagné, le lendemain de nouveau seul. Un jour il y va en tant que salarié, un autre pour monter sa propre boite, le troisième il réfléchit.

Toujours est-il qu’à chaque fois, il part, et au printemps. Et à chaque fois, il attend de moi que j’accepte que mon fils se tape l’aller/retour en avion un week-end sur deux :
Un avion le vendredi soir avec un coucher à 23h30 ou un avion le samedi matin avec un lever à 6h ; et un coucher le dimanche soir à 22h ! A 6 ans, un week-end sur 2 !

Ne plus pouvoir emmener de jouets d’une maison à l’autre, ne rien oublier au retour, surtout les cahiers d’école, transporter les médicaments en cas de maladie, arrêter la rééducation tous les samedi matins etc…

P’tit père a besoin de stabilité, p’tit père a besoin de sommeil, p’tit père a besoin de rééducation et d’orthophonie, p’tit père a du mal avec l’école. Et son père est en train de prendre une décision qui ne va rien arranger…
Je suis inquiète.

Il dit que son fils passe avant tout, qu’il prend ses décisions pour lui, et d’ailleurs s’il part, c’est aussi pour lui, pour lui offrir un meilleur cadre de vie. Est-ce qu’il croit à ces conneries ou veut-il seulement me les faire croire ?

Je suis en colère contre lui qui veut faire subir ça à son fils, contre moi quoi ne parviens pas à l’infléchir…